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m-commerce, c’est parti ?

Voilà plusieurs années qu’on nous annonce le démarrage en trombe du m-commerce, mais à part quelques services réservés aux téléphones mobiles (ventes de sonneries ou de logos), le marché n’a pas vraiment décollé.
Cependant, il semblerait que la donne soit en train de changer. Apple avec son iphone a « libéré » les forfaits data des opérateurs, les rendant plus accessibles au grand public. De plus, le marché de plus de 26 millions d’iphone vendu dans le monde dont plus de 2 millions en France mérite qu’on s’y intéresse un minimum.
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Un nouveau marché, une nouvelle concurrence
Dans le permier mois d’ouverture l’appstore il y a un peu plus d’un an, j’ai vu se vendre par millier des applications dont l’utilité reste encore à démontrer.
Les développeurs racontaient un peu partout sur le web comment ils étaient devenus millionnaires avec leur application « lampe de poche » ou autre « coussin péteur ».
En effet, moins il y avait de choix et plus il était facile de vendre son application, même si celle-ci ne présentait pas grand intérêt.
Un an plus tard, c’est plus difficile. La concurrence est rude et ressortir en tête des classements de l’appstore est bien plus complexe.

Toutefois, beaucoup d’acteur de l’e-commerce ont commencé à sentir le vent tourner et se sont donc mis à proposer la version mobile de leur site web.
C’est un peu la loi du premier arrivé, premier servi. Profitant de leur expérience de marketing en ligne, ils mettent en place des versions légères de leur site web, leur permettant ainsi de garder leurs plus fidèles utilisateurs en ligne, même lorsqu’il ne sont pas devant leur ordinateur, augmentant ainsi leur visibilité et leur réputation.
Il y a bien sûr les acteurs internationnaux google, ebay, facebook, mais d’autres plus petit et à l’échelle fancophone se sont lancés : aufeminin, Doctissimo, Marmiton, Elle, pagesjaunes, etc…

Pour le moment, on ne peut pas réellement parler de m-commerce car ces services ne proposent pas de moyen de paiement et rentabilisent leur application soit par la vente de celle-ci, soit par la publicité, de mieux en mieux intégrée.
Mais l’important est qu’ils soit présents sur la plateforme de manière à acquérir une expertise tant technique que marketing. Car contrairement aux apparences, les règles ne sont pas vraiment les mêmes.

e-commerce/m-commerce, même combat mais règles différentes
Le problème aujourd’hui reste dans la manière dont l’appstore est géré. Fini les optimisations du référencement naturel ou les achats de mots-clés, les règles du web ne s’appliquent pas encore au modèle imposé par apple et augmenter la visibilité de son application parmi les milliers disponibles sur la plateforme n’est pas simple.
Plusieurs sociétés proposent leurs services permettant de mettre en avant des applications (buzz internet, faux commentaires rédigés par de faux utilisateurs pour faire remonter l’applications dans les classements, etc…).
Toutefois, les utilisateurs « normaux » commencent à comprendre le stratagème et il n’est pas rare de voir certains « faux utilisateurs » se faire lyncher dans les fils de commentaires d’une application, annoncant indirectement la mort imminente de celle-ci.

Mais alors, est-ce que cette année, le m-commerce va vraiment décoller ?
Est-ce qu’on va voir arriver des milliers d’application permettant d’acheter en ligne ? Je ne le crois pas. Je pense que pour l’utilisateur, saisir ses données bancaires sur son mobile reste un étape lourde et en laquelle il manque encore de confiance.
Les sites internet stockant les informations bancaires des clients auront donc un avantage certain sur le paiement via mobile : l’utilisateur n’aura qu’a s’identifier pour payer sa commande.
Pour les autres, ca restera difficile. A moins qu’apple ne propose aux entreprises une solution de paiement (à la manière de paypal) permettant de payer directement via l’iphone comme on le fait actuellement sur l’appstore.
Ca ne m’étonnerait pas que ce soit dans les cartons de la firme de cupertino.

L’importance de bien concevoir son application
En attendant, le meilleur moyen de bien vendre son application est d’abord de faire une application de qualité.
Alors que faire pour occuper le terrain et ne pas se laisser distancer ?
Trouver un usage qui répondra à un besoin client. Par exemple :

  • proposer au client d’installer une application de suivi de commande sur mobile peut augmenter significativement sa confiance envers le site d’ecommerce.
  • Utiliser la géolocalisation ou le carnet d’adresse directement intégré au mobile pour apporter des services difficilement réalisables sur le web.

Une fois qu’on aura mis « un pied » dans le mobile de l’utilisateur, on pourra lui proposer d’autres services ou produits payants de manière plus contextualisé.
Dans tous les cas, il est important de bien concevoir son application mobile et de ne pas retranscrire simplement son site web en version mobile. De toute facon, une application mauvaise, même si elle peut bien se vendre au début via les leviers du marketing, sera tôt ou tard perdues dans les bas-fond de l’app-store, entâchant au passage la réputation de l’éditeur.

En conclusion (même si le sujet est loins d’être clos), le m-commerce au sens « vente en ligne » n’est donc pas pour tout de suite. Par contre, proposer au client des services avec une valeur ajouté par rapport à la version web reste une voie intéressante, ne serait-ce que pour occuper le terrain en attendant l’explosion du m-commerce, reportée une nouvelles fois à l’année prochaine.

Et vous ? Pensez-vous que le m-commerce va décoller ?

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